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Commission provinciale C.I.P.R.E.A. - C.A.D

  • C.I.P.R.E.A. - Centre provincial d'Information et de Prévention pour le Respect de l'Enfant et de l'Adolescent.

  • C.A.D - Centre d'Aide à Domicile

 
Le C.I.P.R.E.A., Centre provincial d'Information et de Prévention pour le Respect de l'Enfant et de l'Adolescent, est un service provincial qui existe depuis 1988. A l'origine, ce service a été créé afin d'agir face aux problèmes de maltraitance et d'abus sexuel.

L'équipe du C.I.P.R.E.A compte six assistantes sociales sous la direction de la responsable de la Maison du Social ; elles sont encadrées par la Commission provinciale C.I.P.R.E.A. - C.A.D. composée de spécialistes du monde judiciaire, politique, médical et psycho-social.

  • En amont du C.I.P.R.E.A., des puéricultrices et une assistante sociale affectées au C.A.D., Centre provincial d'Aide à Domicile, interviennent auprès de familles présentant, envers les enfants, des négligences proches de la maltraitance .


Antenne provinciale " 103 " ou Service Ecoute Enfants de la Communauté Wallonie-Bruxelles.

Le service de prévention générale, ECOUTE-ENFANTS a été créé en 1990 à l'initiative de la Province de Namur. Au départ cette démarche était basée sur la prévention primaire de la maltraitance.

Il s'agit d'un numéro de téléphone " vert " à destination des enfants.

S'intéresser au respect de l'enfant, à sa parole et au dialogue qui devrait s'instaurer avec les adultes, est sans doute une des meilleures façons de rompre l'isolement.

Le numéro d'appel du Service ECOUTE-ENFANTS est le 103, numéro facile à retenir par les enfants.

Cette ligne téléphonique est :

  • gratuite pour les appelants ( le coût des communications est pris en charge par Belgacom

  • accessible quelle que soit l'origine géographique des appels

  • accessible n'importe quand, aussi bien la nuit que les week-ends. En effet en 1996, un pas important a été franchi lorsque la Communauté Française a accordé des subsides permettant d'élargir les permanences.

Mais, très vite, le succès grandissant des appels a amené l'équipe de Namur à passer des conventions de collaboration avec les Provinces de Luxembourg, le Service de santé mentale de l'ULB subsidié par la COCOF et depuis novembre 1998 avec les Affaires Sociales de la Province de Liège (Maison du Social).

Ces enfants qui appellent, de quoi parlent-ils ?

  • Des relations familiales ;
  • De l'école ;
  • De la vie hors école et hors famille ;
  • De la sexualité ;
  • De questions existentielles : qui suis-je ?, je ne m'accepte pas, je me sens rejeté ;
  • De la violence intrafamiliale ;
  • D'abus sexuels ;
  • Ils sont aussi à la recherche de renseignements plus précis : l'adresse d'un centre pour toxicomanes, d'un centre de planning familial, ...

Les écoutants sont tous des professionnels de la relation d'aide qui ont reçu une formation spécifique à l'écoute téléphonique .
Le dialogue est basé sur l'anonymat car ce dernier facilite l'expression.

Il s'agit d'écouter mais aussi de clarifier avec l'enfant la situation, de chercher avec lui des pistes de résolution, de puiser dans ses ressources personnelles, en élargissant son cercle relationnel à ses parents, ses proches, ses enseignants, des adultes de référence.

Les écoutants doivent parfois orienter vers des services extérieurs. De rares fois et à la demande de l'appelant, l'anonymat peut être dépassé parce qu'il vit une situation trop pénible et que les écoutants lui doivent assistance.

Un Comité d'Accompagnement a été mis sur pied pour garantir l'éthique, et réfléchir sur les situations problématiques. Ce comité est constitué d'écoutants, de directeurs, d'un psychiatre, issus des équipes d'écoutants des quatre antennes qui collaborent au projet. Il est un référent obligatoire lorsqu'un écoutant a été amené à sortir le bénéficiaire de l'anonymat.